[Il y aurait quelque chose - la honte, en premier plan. Je n'ai pas d'explication à donner (de raison comme d'obligation), les marques sont là, elles m'apaisent lorsque je suis seule et me convainquent de demeurer à l'isolement, autant physique que virtuel.

Communiquer n'apportera aucune plus-value à l'existence (jouons les économistes, veux-tu bien); je n'ai rien à vous dire et vous vous portez bien sans moi. Notez, je ne le déplore pas; je m'en saluerais même; j'ai tant fait de vide autour de moi qu'il fait écho jusque dans mes arrières-pays.

C'est grain de sable dans votre désert que cette solitude fondamentale. Si la vie est insensée, sans joie ni douleur, juste une langueur exceptionnelle où chaque mois dure cinq ans par seconde, alors il faut trouver le courage d'en précipiter l'issue. Ton empreinte carbone, idiote, nous coûte trop cher; prière de bien vouloir creuser ta fosse, tu nous rendras service.]