Mardi 14 avril 2020 à 9:52

 
Question: si le logos n'est pas seulement instrument, est-il médiat et médiations (pour l'accès des humains à l'étant) ou bien immédiateté?

(Leur répondre me fait mal car ce n'est pas eux que je souhaite voir. La personne dont j'ai besoin m'est inconnue, et cet inconnu me plonge dans le plus vide du solis (au sens premier). Ne prenez pas de mes nouvelles, cela n'en vaut pas la peine, je vous en prie. L'échange me fatigue au plus haut point lorsqu'il ne s'accompagne pas d'une compensation des sens.)

 
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[Debussy, Ravel; Moussorgski, Wagner, Liszt à venir. Retrouvé des sensations dans La Mer, découvertes dans le Quatuor. J'ignorais le triptyque musical de Gaspard de la nuit, l'existence n'est pas claire, trop dissociée, c'est dommage; mais désormais, je sais.]

La journée s'annonce violente. La lumière est au-dehors, insolente. J'ai un stress au bout des doigts, le corps frémissant d'une donnée ignorée, mais certaine; peur d'être engloutie par la haine, je lutte en nourritures du ciel, celles données par des disparus plus vivants que vous (et de moi, que dire); je retarde le décompte [j'y suis déjà, déni]; je refuse de me définir par des mouvements d'âme en-dehors de l'âme elle-même; j'ignore combien de temps je peux ainsi me maintenir à la norme de l'énumération du temps, ni comment la rupture (si rupture il y a) se manifestera; le terrestre ne me séduit pas, je n'y trouve pas le réconfort attendu, et le coeur me manque. Si seulement je pouvais sombrer dans le sommeil, mais il ne vient plus; ma vie se résume par justifications énumérées d'accumulation de brins de culture, je n'y trouve qu'une lourde mélancolie sans issue, sans but. Il serait mentir que dire qu'il y a tristesse; il n'y a pas la moindre émotion à l'horizon, juste une lassitude, une fatigue.

Je n'ai plus d'adresse à établir dans mes fausses consolations. Il y a longtemps que je ne Te parle plus, que je ne Vous vois pas, et que toute solution possible me paraît chimérique.
Désert, solitude d'âme comme de terre, au fond je n'ai pas vraiment de racine.

Je ne crie plus. Il n'y a donc pas même la parole d'un écho pour me nourrir de l'espoir - illusoire - d'être entendue. Je suis définitivement en bout de course pour 30 ans.

La discussion continue ailleurs...

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