Jeudi 13 juin 2013 à 21:08

Que faire de soi?
Comme je me pose la question, et comme cette question est douloureuse, difficile; chaque pensée me lacère, et toutes les éventualités ne sont qu'alcool sur plaie à vif.
Si tu savais comme tout cela me dévore, j'essaie bien de me défendre, d'y mettre un frein; mais cela revient à vouloir arrêter la trajectoire d'une balle déjà tirée.
Que faire de soi, que faire de toi, que faire de moi, de ce moi avec l'idée de toi, l'idée qui tient en l'espace d'une minute, d'un hasard de couloirs, d'une rencontre attardée, de deux jours, d'une vie en soi/entière qui tente lourdement de s'imposer pour disparaître en volute de fumée à mesure que le temps assèche fatalement ce qui est, a été, cherche à être toujours, permanent;
Si je savais, hélas! si je savais, sans doute ne serais-je pas là, sans doute aurais-je fui, faute de mieux, mais la fuite ne me dit plus, la dichotomie de l'être et néant / du couple et de la solitude ne se pose même plus, alors quoi, alors rien?, non, malheureusement cela ne se solutionne pas, je veux échanger avec toi mais l'émotion me perturbe pour me déraisonner, tu le sais bien, tu sais comme je me fatigue, tu sais mieux que personne mes envies de rupture, alors quoi, que faire de soi, que faire ce soir, une fois encore je ne sais pas et je ne suis même plus sûre de vouloir encore me poser la question.
Faut-il chercher la facilité, ou creuser le gouffre pour en faire un terrier protecteur, accueillant et isolé de toute problématique, et ce, quel que soit le temps que prendra l'entreprise? En quoi tient donc la quête, cherche-t-on la plaine par le détour, ou préfère-t-on se casser les os sur quelque rocher abrupte pour arriver au sommet, et poser à la cime d'un monde sa carcasse épuisée?

J'ai tant parlé, tant crié, tant voulu que mes registres sont épuisés
(et je ne saurais qu'écrire que tu ne saurais déjà)
alors je te laisse là
à tes pensées qui [me] parlent de tout
[mais j'espère pas de ça]
et je te quitte maintenant
que tu sais tout de moi

Vendredi 19 avril 2013 à 22:03

Je me contrains de nouveau, si ce n'est à la censure, à une solitude d'expression qui j'espère, ne pourra être que salutaire aux vues du danger que constitue la communication pour mes fragilités nécessiteuses.
Rien n'est décidé pour les mois à venir, mais je ne crois pas qu'il faille décider pour le moment. Les réflexions des esprits troubles ne mènent pas aux meilleures des conclusions, et je suis trop indécise pour être maître de mes pensées.
L'instinct de préservation me permet de me conserver, de ne pas jouer n'importe comment au jeu de la vie (qui n'en est pas un puisque nous n'avons pas le choix d'y participer - d'où la question naïve: existe-t-il un jeu sous la contrainte?-) et d'avancer correctement ou du moins, comme j'estime qu'il est correct d'avancer, i.e avec un comportement qui socialement ne se remarque pas. Caractère riant, léger, voilé d'un film d'altruisme sérieux: le cocktail est assez doux pour que l'acidité ne soit pas désagréable, et il me semble que cela vous convient bien, alors je n'y vois rien à changer. Je crois que cela ne me dérange pas, et que ce travail me garde d'ailleurs d'une certaine mélancolie naturelle trop prégnante pour être par vous supportable.

Je lis bien plus qu'il y a quelques semaines, et si le temps me le permettait, je resterais des heures entières plongée dans les mots de penseurs plus raffinés que ceux qu'emploie mon esprit rugueux de paysanne. Je m'en remets à d'autres, en attendant d'être plus sage; pour le moment, je me sens triste et regrettable, mais ne souhaite pas en faire l'étalage. Un peu de dignité et de pudeur ne me feraient pas de mal, quitte à m'éloigner, quitte à ne plus répondre. Se plaindre est inutile, et je crois sincèrement que, tant que je ne changerai pas d'attitude, le monde me paraîtra toujours trop froid sans que personne n'en soit responsable.

"Dis-moi que tu m'aimes, même si l'amour est sans avenir"

Si je suis ainsi, c'est aussi parce que je suis attachée, vois-tu, et cela est un problème pour conserver une ligne directrice lisse, belle et constante. Je ne le reconnaîtrai pas devant toi car tu n'y peux rien (et partant, tu ne peux y faire quoi que ce soit) mais j'ai très certainement besoin de toi, surtout dans les moments terribles où la solitude contemplative ne constitue pas une réponse suffisante pour supporter le chagrin à grand renfort de raison. Je dois vivre sans toi ou du moins, avec la présence d'un toi partiel; cela ne m'est pas toujours simple, et si je l'ai choisi car il me semblerait dommage (autant que dommageable) de couper notre lien pour des questions de logistique et d'immaturité qui ne gêne que moi, il y a certains jours où l'absence me lacère et où, à vif, je me vois incapable d'être et d'agir. Je voudrais très sincèrement ne rien attendre de toi, et j'y travaille en taisant tout cela, mais mon ressenti immédiat clame malgré moi tout ce que je récuse. Je n'admettrai jamais aucune dépendance car je peux très bien te quitter, mais j'ai besoin de toi (sans doute parce que je me laisse aller à ce besoin en te faisant confiance et en te remettant une part de mes faiblesses pour avancer sans entrave).

Ce soir je lâche la bonde au chagrin, et tu ne seras pas là (de corps ou d'âme) pour me soutenir. Je choisis de me débrouiller seule avec les résultantes de l'amour que j'ai pour toi.
Je regarde le ciel et me souviens d'un rêve à demi-conscient où je te voyais m'observer au pied de mon lit. Tu es et seras toujours trop loin pour que je montre un sourire franc et clair à la face d'un monde qui ne signifie rien quand tu ne m'éclaires pas le chemin.

Vivre dans l'ombre est une sécurité telle que je finirai sûrement par y revenir à force d'attente.

Lundi 15 avril 2013 à 21:58

Comprendre la norme
s'y engouffrer encore
conscient du vide
inhérent au besoin
où le bon sens notoire
amalgame tristement
être et nécessité
terreur et liberté

***

Ce qui me fige toujours
dans le sacrifice collectif
c'est ce constat horrible
écrasant et sans cesse répété
de ma présence légère au sein d'insignifiances
qui ne font écho à rien

le vide théorique avec lequel je compose
pour paraître circonstanciée
à juste titre
et ne pas mourir tout à fait
dans des yeux qui se ferment au coeur du monde
contamine par ses résignations
l'empirisme de survie
que je m'impose sans raison
par pure correction

***

Il est possible que j'attende
ce qui n'arrivera pas
ce qui se vit hors de moi
et que je contemple en rêve
cette brisure insupportable
de mon âme en amour détachée
qui brûle au foyer étranger
dont tu nourris les flammes
pour mieux te réchauffer

***

Et cette envie de rester pour contrer l'oubli
qui fatalement érigera mon inégalable peine
en colère immuable
est une idée terrible
qui précipitera vite
ta perte intolérable


Mercredi 10 avril 2013 à 8:53

La question est intelligente (ou du moins est-elle censée, et aussi étrange soit-il, je ne me la suis jamais posée).

Je ne sais pas comment j'ai réussi à passer au travers du Temps sans me laisser engluer et mourir tout à fait.

Mardi 26 mars 2013 à 18:17

Marie-toi avec moi.
L'amour est pour moi une grande mascarade où la dépendance et l'incapacité de se suffire à soi-même mènent la danse; l'échange souvent me fatigue, je peine à comprendre les motivations de mes pairs, je suis égoïste, malvenue, suffisante, solitaire, engagée et désespérément certaine de mes idées; de fait, je suis sûre de moi pour ce que je te dis, déversé en vide-ordures, marais absurde et simple, véridique, entièrement tourné vers le monde qu'en toi je vois et croîs jusqu'à croire en tout ce qui, avec toi, pourra être supportable. Je ne crois pas au mariage.

Marie-toi avec moi.

Je ne peux rien te promettre, ni l'amour éternel, ni la dévotion totale ou le sacrifice aveugle. J'ai les yeux grands ouverts, toujours, j'aime la vie jusqu'au dégoût, je vois, j'entends, je sens, je m'exalte sans raison pour mieux désespérer, je ne sais pas choisir, me poser, me calmer, la constance me déprime et j'ai sans cesse besoin de changer d'horizon sans pour autant trouver satisfaction; mais avec toi je trouve à m'expliquer, l'avancée m'est moins lourde, je me sens signifier par tes mots, tes yeux, ta bouche et ton être tout entier tourné vers un Tout que je peine à saisir, et depuis que je te connais la vie me semble moins triste. Je n'attendais rien ni personne, je me suis trouvé là en même temps que toi, à point nommé/un peu trop tard, en lutte, amante involontaire, déplorable et entière.

Marie-toi avec moi.

Je sais les circonstances, je sais l'impossibilité sociale de m'en remettre à toi et pourtant, je le voudrais. Je te désire si fort, je ne veux personne d'autre et après t'avoir connu, je ne peux imaginer partager ce monde avec une autre âme. Peut-être aimerais-je encore, peut-être rêverais-je d'une vie qui ne me ressemble pas; mais de ce futur possible je ne me soucie guère puisque c'est avec toi que je voudrais me construire, avec ou sans quotidien. Tu ne peux être mon époux; laisse-moi être une femme de plus qui se tourne vers toi. En ton absence, je me sens désormais étrangère, brumeuse et sourde.
S'il te plaît, marie-toi avec moi.

[Ma plus belle pensée vide-ordures; admirable]



Mardi 26 mars 2013 à 13:55

Pas grand chose, toujours, encore.

Le Diable se déclare. Rien à taper, rien à foutre du monde en général d'ailleurs, je ne trouve le temps de rien, rien rien rien je répète je clame et puis silence, tout retombe comme un soufflé, la colère, la peine et le mépris, tout cela finit en neutralité indifférente, amère et convenue.
Que voulez-vous que je vous dise? Les tentatives me laissent froide. J'ai hâte que l'année se termine, le mois de mars me semble interminable, et dire qu'il y en a encore au moins 2 encore comme cela, 60 jours à égrener le chapelet de l'angoisse, faut trouver un palliatif Madame, je sais raisonnablement et je n'en fait rien parce que j'ai mille raisons pour ne pas, à commencer par celle que j'ai envie de ressentir, d'être et de percevoir, sauf qu'au-delà de l'instant délectable il n'y a que l'absence (au mieux le souvenir) et le besoin de continuité toujours déçu.
Impression de néant, volonté d'échange, liant construit, amour stupide. Jamais je n'aurai une année satisfaisante, il y a toujours un truc majeur qui me dépite.

J'espère secrètement que les résultats d'analyse seront déplorables, juste pour avoir quelque chose de concret contre quoi me battre (et qui ne me concerne pas). N'importe quoi.



Mardi 12 mars 2013 à 5:41

Etrange. Très étrange, angoissant, déstabilisant.

Dimanche soir je sentais que mon sommeil n'était pas normal. Je me voyais bouger, mon cœur battait la chamade, j'avais l'impression de lutter contre quelque chose, d'être en colère et d'avoir peur tout à la fois ; à-demi endormie je me demandais bien ce qui pouvait me mettre dans cet état, et puis 5h ont sonné, je me suis levée, direction Maréchal pour une nouvelle semaine pleine de rebondissements (oh oui on y croit).

Lundi soir, en rentrant chez moi, j'étais assez fatiguée et pensais m'endormir vite – ce qui a d'ailleurs été le cas – et paisiblement ; quelle ne fut pas ma surprise de me réveiller deux heures à peine après m'être couchée, debout, en culotte, au milieu de la chambre, à me demander où j'étais et ce qui pouvait bien se passer pour que je sois paniquée au cœur de la nuit ! Je ne me souviens quasiment de rien, si ce n'est d'un long couloir sombre, qui avait plus l'allure d'un croquis que d'une réalité empirique (si tel est le mot – car l'empirique du croquis a bien été vécu par mon esprit –), de pas qui se rapprochaient à une vitesse soutenue, de ma panique absolue et de ce besoin de partir, quitter le couloir, prendre la fuite. Je crois avoir entendu quelqu'un prononcer mon nom, et la phrase « il y a des gens dans le corridor » que je crois avoir prononcée (ou quelque chose du genre) me rappelle immédiatement celle de Gide « c'est le moment de croire que j'entends des pas dans le corridor ». Je me suis sentie oppressée, étouffée, encore en lutte ; j'ai bien eu du mal à me calmer, impossible de me rendormir, je craignais de confronter mon corps au vide – j'avais besoin qu'on me touche, qu'on me parle, de sentir le vivant et d'être reconnue par lui – mais impossible de le dire;
* d'une, parce que je ne m'en rendais pas compte, il s'agissait seulement d'un instinct enfantin – j'avais déjà peine à savoir si ma réalité collait à la réalité collective –
* de deux, parce que je ne l'aurais jamais admis, même dans ce contexte qui me terrifiait
* et de trois, parce que j'étais seule (sic).

Je n'ai jamais ressenti un tel besoin d'être rassurée, c'était comme si toutes les barrières étaient tombées d'un coup et qu'il ne restait plus de moi qu'un cœur démuni. Dans ma tête brûlante je répétais en boucle « sans dépendance et toutes proportions gardées, aujourd'hui j'ai besoin de toi » (et j'avais en effet besoin d'un Toi inaccessible à ce moment-là (qui est aussi ce moment pendant lequel j'écris)).

J'ai parfois le sentiment de devenir folle ou, au mieux, de mentir; quand je me remets en mémoire certains aveux, tout me paraît si gros que j'ai peine à me croire moi-même (au fond, je comprends pourquoi je fais silence). Quand je pense à tout Cela, ça me fait l'effet d'une fosse sceptique qui déborde. Je ne suis pas à l'aise, et je ne pense pas que je le serai un jour.


Dimanche 10 mars 2013 à 22:48

[Diamant dans l'âme Charbon en bouche
j'étouffe brillamment.]


Je te soupçonne de ne pas y penser
de regarder d'observer et d'entendre
âme fermée
quand je te livre ces mises en boucles
qui m'enferment toujours
dans mes occidentales

Quelle certitude puis-je avoir
de tes sollicitudes
si ce n'est celle tissée
par la confiance qu'accordent
l'attache à ton écoute
(et qui n'existe peut-être que dans l'espoir
entretenu par désirs avortés de connivence Perdu
que souvent je me refuse à voir
Par question je prends peur au lieu de prendre garde
([T]erreur)

Cette crainte considérable reste inconsidérée
et pourtant transparente


Dimanche 3 mars 2013 à 22:56

Retour demain, ah! J'ai presque envie de rire (arme ultime).
Tout est calme d'angoisse.
Ce dont j'ai besoin, c'est de me réconcilier avec la nuit.

Je regarde mes cigarettes; il n'est pas si loin, le temps où l'objet me servait de lien social. Est-ce que ce temps me manque? non. Ce qui me manque en revanche, c'est la douceur qui me guidait depuis l'été dernier, et qui s'est enfuie une fois l'automne installé. J'ai toujours froid et me sens inconsolable sans avoir de chagrin; de jour comme de nuit c'est un vide sans identité qui m'oppresse comme un corps étranger couché sur le mien, j'étouffe sans pouvoir partir, quand je crois fermer les yeux il se retire pour me laisser respirer le temps de reprendre espoir, et puis ça recommence; il est partout, il ne me quitte jamais, je ne peux pas vivre sans lui. [Syndrome de Stockholm bonjour]

Je ne renonce pas du tout, je me fais à l'idée (et c'est bien différent).
Virez-moi, que voulez-vous que je vous dise, ça m'est égal.
Dites-moi que vous avez fait erreur, que vous souhaitez reprendre votre vie sans moi, pour ce que j'en ai à faire de mes relations avec le monde; elles ne m'apportent toujours qu'embarras et tourment, tout ça pour me retrouver ensuite dans la même ville, la même maison, avec les mêmes odeurs et les mêmes impressions qu'il y a dix ans. J'arrive à un point où on commence à ne plus comprendre l'ordre établi, celui qui réchauffe, qui rassure, qui se fait point de chute/retour aux sources quand rien ne va plus; je perds mes repères [le seul que j'avais c'était ici, mais maintenant, qu'est-ce donc d'autre qu'un report de temps?], j'en ai assez de faire ce constat de la déconstruction permanente. Que va-t-il donc me rester après la tempête? Restera-t-il quelque chose?
Patience. Tu verras bien; il arrive vite le jour où l'on a le sentiment d'avoir tout perdu [bien souvent, c'est une pensée complaisante, luxueuse et insultante, mais comme tout sentiment, il n'est pas forcément vrai, quoique réel - car perçu -].
Pourquoi être toujours pressé? Quelle est cette tendance collective au drame?

Et puis merde, je vais me coucher. Ras-le-bol de penser pour rien.

Samedi 2 mars 2013 à 23:14

On a beau faire la sourde oreille, la vérité bourdonne au fond du coeur, rayonnante, ivresse folle des jours d'été calmes et tièdes où l'on égraine le temps à rêver dans l'herbe rouge des imageries surréalistes. Je peins ma vie de tons majeurs bleus et jaunes, j'entrevois un ciel, des blés chantants et quelques visages-souvenirs imprimés dans mes yeux [fixés sur le vide]; toi qui me regardes, toi que je sais près de moi, sais-tu ce qui me fait sourire? Je voudrais pouvoir te parler, pouvoir te dire, mais il y a des réalités qu'on ne partage qu'avec les perceptions cultivées dans le jardon de son âme alors, je ferme les yeux pour te chasser d'ici à défaut d'autre chose (car de fait, je voudrais que tu restes [hors parenthèses]). Le rêve se gonfle soudainement derrière mes yeux clos, scellés par le bonheur des vies multicolores: que n'ai-je besoin de drogues, les motifs s'imposent d'eux-mêmes, dansants, vibrants, multiples et sans cesse renouvelés, remémorés, réadaptés pour sublimer le monde par songes [où je suis] enchaîné[e](s). Si je devais me réveiller je ne t'y verrais pas, tu me serais trop loin; tes mots sont bien jolis mais ils traversent toujours espace et temps, si bien qu'insaisissables, ils ne peuvent plus [me] résonner au centre de ma terre qui se consume. A force de chaleur et de petits chagrins déposés comme des oasis, je finirai par m'endormir dans l'hémisphère sud à l'opposé du monde où j'ai vécu [où je t'ai rencontré]; peut-être cela serait-il mieux que cette terre aride sur laquelle il me faut avancer dans un froid plus tranchant à chaque absence filée par les jours qui me séparent de toi, mais cela n'est que dans ma folle campagne peinturlurée d'étés qui ne viendront pas, qui ne sont et qui ne seront pas, même au coeur de mon sommeil, une réalité jumelle valsant avec la tienne.

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